Mardi 15 juin 2010
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Le maire de Nice et ministre de l'Industrie Christian Estrosi s'est à juste titre félicité que "la France est fière
d'abriter dans Nice dans son giron", ajoutant que la ville natale de Garibaldi, cédée en 1860 par Victor-Emmanuel III de Piémont-Sardaigne en remerciement de l'intervention française à Mentana
contre les Autrichiens détenteurs d'une partie de la Lombardie à l'époque, comprenait un certain nombre d'atouts.
Il a rappelé notamment que c'était une grande ville de culture, de tourisme et de congrès et ce, à très juste titre.
En revanche, lorsqu'il a rappelé le potentiel technologique de
la région, indéniable avec Sophia-Antipolis et Cannes-la-Bocca, et notamment lorsqu'il a évoqué le sujet très sensible à mes yeux de l'"éco-vallée" du Var, il a peut-être eu tendance à négliger
que la partie Ouest du département dont il est l'ancien président n'est pas concernée par ce 150ème anniversaire puisque relevant de l'ancien comté de Provence, comme l'atteste notamment
l'exceptionnel patrimoine de Vence à côté de Cagnes-sur-Mer.
Il a néanmoins eu raison d'évoquer ce potentiel exceptionnel en insistant sur la "croissance verte" car, il ne peut l'ignorer en raison de son poste actuel, ce sera l'enjeu majeur de demain!
Mais je voudrais rappeler à cette occasion l'absence d'opposition
voire la nette complémentarité entre l'appartenance à l'ancien comté de Nice et à la nation française puisque, à mon sens, les deux identités ne s'opposent pas mais se complètent, bien au
contraire!
En ces période où les difficultés économiques risquent de s'aggraver et de commencer à poser des problèmes mettant en jeu la solidarité des personnes et des communautés, il me semble important de
rappeler que, comme les Provençaux de l'Ouest du département des Alpes-Maritimes, les Nissards et les Niçois avec tous les habitants de l'ancien comté de Nice doivent revendiquer leur
appartenance culturelle tout en revendiquant leur appartenance à la nation française et ce, de manière complémentaire.
Qu'il s'agisse des nombreux touristes et retraités qui atterrissent sur la Riviera, des nombreux ressortissants des pays du Tiers-Monde qui s'installent dans de mauvaises conditions alors que
leur place reste dans leur pays d'origine, ou des nombreux passagers français et étrangers qui apprécient à juste titre d'y séjourner, ils doivent reconnaître cette spécificité identitaire et
préserver avant tout les droits des locaux.